12.12.2009

Soirée de remerciements

Jeudi 10 décembre a eu lieu ma soirée de remerciements pour ma Transat.

Ce fut une belle soirée de retrouvailles et je remercie l'ensemble des personnes présentes et plus spécialement Philippe ROUZEL de l'Art Hôtel, grand ordonnateur de la soirée !

Vous trouverez ci-dessous la vidéo présentée à cette occasion.

 

Photo 176.jpg

Surtout ne ratez pas l'exposition photo consacrée à la Transat au sein de l'hôtel !

 

 

 

 

 

 

 

Maxence

30.11.2009

Le récit de mon épopée !

Bonjour à tous,

Le temps d'atterrir du Brésil le 15 novembre dernier, de rendre visite à la famille en région parisienne et s'acclimater au merveilleux temps havrais, je vous livre maintenant le récit de mon extraordinaire aventure !

Reparti samedi 3 octobre de Madère avec un bateau préparé et un marin reposé, je suis confiant à l'amorce de ces 3 100 milles. Nous partons au près dans un flux contraire de SW de 15 nœuds qui va rapidement monté à 20 nœuds au cours de la nuit et même 25 nœuds. Ce n'est pas l'allure préférée du 132, qui pour autant est dans le match, puisque je navigue à vue d'autres bateaux. Malheureusement, le surlendemain du départ, alors que je navigue sous pilote automatique, mon bateau part soudainement au lof. Après contrôle, je m'aperçois que l'axe en inox straté dans la barre et qui supporte le vérin électrique vient de casser net au ras de la barre. La conclusion est rapide, je ne peux plus me servir de mes pilotes sans cette pièce.

Ma girouette, consécutivement à un orage, est tombée en panne sur le mode vent et je n'ai désormais plus que le mode compas pour aller jusqu'au Brésil. Autant vous dire que "spier" la nuit fut très difficile et que j'ai dû souvent faire l'impasse pour préserver le bateau des trop nombreux départs au lof ou à l'abattée.

La déception est grande car cette casse, si près du nouveau départ, va m'obliger à faire une escale technique aux Canaries. J'apprends à mes dépends que toute pièce, aussi en inox soit-elle, a une mémoire et une durée de vie. Heureusement, au près, barre amarrée, le bateau navigue bien et me permet de m'arrêter, tout comme Caroline Vieille sur son Tamagoshi n° 439 qui connaît également des souçis de pilotes, à Santa cruz de la Palma, l'île la plus à l'Ouest de l'archipel des Canaries le 6 octobre.

 

Apartamentos OASIS S.A. 025.jpg
Merci à Marcelo Gonzalez qui a pris quelques photos de mon escale. Ici, je suis en photo avecPhoto 245.jpg Carlos, moniteur de voile, tiens cela me rappelle quelque chose, qui est devenu un véritable ami en seulement 24 heures, tellement il fit preuve de générosité et d'aide nous concernant. Figurez-vous que dès le soir de mon arrivée, il a obtenu la réalisation d'une nouvelle pièce en inox ! Le lendemain, la pièce est stratée et je profite de ce stop pour acheter une nouvelle vhf, la mienne étant HS. Un grand merci encore à toi Carlos en espérant te revoir un jour :-)

Vous pouvez voir sur la photo, que Carlos est venu me saluer à quelques encablures du port alors que j'étais victime du dévent de l'île, émouvant !

Photo 247.jpgMe voilà reparti le 7 octobre quelques heures après Caro, qui fera une nouvelle escale à Ténérif, sous spi direction Madère. C'est dans un alizé bien établi que je file à bonne allure direction l'archipel du Cap Vert où je vais devoir une nouvelle fois faire relâche en raison de mes pilotes. Explications en vidéo.



Ci-après 2 vidéos de mon arrivée à Mindelo au Cap Vert où je resterais 24 heures.

Merci à Fanny et Aimery qui se reconnaîtront en vidéo !

 

C'est lors d'un contact vhf avec mon ami Manu LAURENT "Domaine des Thomeaux" n° 389 que je décide de m'arrêter à Mindelo sur l'île de Sao Vicente, car il propose de me dépanner un moteur éléctrique neuf pour remplacer celui qui vient de rendre l'âme sur mon vérin. Je prends la bonne décision d'accepter car je ne me vois pas traverser les 2 500 milles restant avec un seul vérin, de surcroît usagé. Bien m'en a pris, puisque 2 jours après mon départ de l'escale, le vérin de secours tombe en panne...

Cette escale est un bel exemple de solidarité des gens de mer et de l'esprit Mini qui règne entre les coureurs. C'est Manu qui me pilote pour l'atterrissage (c'est plein d'épaves à flot dans la baie) par vhf et Brice Aqué "CNTL Scube sails" n° 671 qui m'accueille sur les pontons. Ensuite tout le monde s'entraide et cela réchauffe le coeur dans ce moment dur où les autres continuent d'avancer. Un grand merci au bateau Captain Smith, à son skipper Louis et sa femme Claudine qui n'auront de cesse pendant l'escale de se plier en quatre pour tous nous aider et nous réconforter jusqu'à l'arrivée de Caroline et son départ peu après nous. Ils viennent également de traverser sur leur bateau et seront bientôt à Bahia, je leur souhaite bonne chance pour la suite !

 

Nous repartons à peu de chose près ensemble, Manu, Caro, et moi et naviguons à vu à l'entrée du pot au noir qui va nous cueillir dès le 10° nord. Nous ne savons pas encore que nous allons y rester 6 jours, que cela va être épuisant tant pour les nerfs que pour le physique et que nous allons définitivement nous faire décrocher de la course. Le plus gros grain que je vais essuyer sera le 2ème jour où je touche 45 nœuds pendant 1 heure. Là, je n'ai eu d'autre choix que de me mettre à califourchon sur la grand-voile pour éviter qu'elle ne s'envole !

Pour résumer le pot au noir, l'image qui s'est imposée, à moi est la suivante : j'avais l'impression d'être un gladiateur dans une énorme arène où il faisait excessivement beau et chaud toute la journée mais sans aucun vent et le public/nuage n'était que sur les lignes d'horizon... la nuit le public/nuage s'en donnait à cœur joie pour nous déverser plusieurs heures d'affilée de la pluie accompagnées de rafales salvatrices pour avancer. Je dois avouer que "j'ai bien failli péter un câble" ne dormant qu'une à deux heures par nuit pour tenter de faire avancer le canote et l'avant-dernier jour, j'étais fou de plus avancer tant et si bien que le pot a du m'entendre, Manu en est témoin, puisque nous avons jouer à saute-moutons entre les grains pour commencer à sortir de ce maudit trou !

Le lendemain, nous avons essuyer du couché au lever du soleil grains sur grains pour enfin sortir du pot et toucher un alizé de sud-est avec un clapot très court et 25 nœuds établis, ambiance... Une fois de plus la solidarité, grâce à notre vhf, fut formidable entre nous trois car chacun avait ses mauvais jours et états d'âmes. Après plusieurs jours passés au près dans du vent fort, celui-ci adonne enfin et me permet de choquer les écoutes tout en envoyant le spi et de me préparer au passage de l'équateur dont voici la vidéo !

 

S'ensuit alors une longue descente jusqu'au Brésil décroché par mes compagnons d'infortune, Caro et Manu, car depuis la sortie du pot mon groupe électrogène est tombé en panne et malgré toutes mes tentatives, il ne redémarrera jamais. Du coup, je compte sur mon panneau solaire fixe mais celui-ci ne fait que 50 watts et j'épuise petit à petit mes batteries ce qui m'oblige rapidement à barrer jusqu'à parfois 18 heures par jour...

Cette ultime avarie me pousse à m'arrêter une dernière fois à Récife pour tenter une charge de mes batteries ainsi qu'une réparation de mon groupe électrogène. Malheureusement, c'est la bobine du groupe qui est en cause, introuvable sur place. Une fois de plus, j'éprouve la solidarité des gens de mer puisque je fais la rencontre de Davide Freshi, italien de son état et skipper scientifique de son bateau Antartica qui porte bien son nom car il connaît ses lointaines contrées et ses yeux s'illuminent lorsqu'il en parle. Celui-ci m'a beaucoup aidé sur place, n'hésitant pas à me prêter son vieux réveil à remontée mécanique de 20 ans d'âge, le mien étant tombé en panne ! Grâce à lui, je fais connaissance de Rogerio Freire Maciel, électricien hors pair, qui démontera entièrement mon groupe électrogène sans compter son temps. Merci messieurs, ce fut un plaisir de vous connaître !

650-650-091103092330-132-desfeux-014.jpgMoins de 24 heures après, je repars et subis un alizé soutenus pendant 2 jours de 25/30 nœuds avant de terminer sur une superbe journée sous spi et d'arriver en début de soirée brésilienne en poussant un crie de joie !

Heureux, je suis allé jusqu'au bout et j'ai vaincu l'atlantique. J'ai la chance d'avoir un superbe comité d'accueil : mon père et mon frère sont là, en tout une dizaine de personnes qui me fêtent pour mon plus grand bonheur !

Si je n'ai pas connu la réussite sportive sur cette deuxième étape, j'ai connu la générosité des hommes et des femmes que j'ai rencontrés et que je n'oublierai jamais. Cela constitue pour moi la vraie richesse de mon aventure et je ne regrette rien !

Je remercie chaleureusement ma famille, mes amis et mes partenaires qui m'ont soutenu toutes ces années dans les bons moments comme dans les mauvais, cela restera gravé à jamais en moi.

Je vous dédie ma Transatlantique.

Maxence

03.11.2009

L'homme aux trois escales est arrivé !

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Après l'homme au pistolet d'or, pif paf poum, c'est moi, Maxence, l'homme aux trois escales qui surgit dans la nuit brésilienne pour atterrir à Bahia hier à 22H00 !

Je l'ai fait : youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Heureux d'avoir accompli ce qui était devenu pour moi une aventure - une vraie - bourrée de surprises et de rencontres sur lesquelles je reviendrai largement dans une longue note à mon retour au Havre.

Merci à vous tous qui m'avez soutenu inconditionnellement jusqu'au bout, je pense à mes proches bien sûr, Papa, Régis et Evelyne, mais aussi à Stéphane, Anne-Laure, Olivier, Philippe et Philippe, Gaëtan, William et DOLLE, et tous les autres, sachez que je vous embrasse !

Maintenant, c'est repos et conditionnement du bateau pour le retour au Havre.

A très bientôt !

Maxence

02.11.2009

Maxence sera à Bahia aujourd'hui !

La traversée aura été longue mais ce qui compte, c'est ce qu'aura fait Maxence : arriver jusqu'au bout !

Les difficultés auront été nombreuses dont le dernier stop à Recife bien signalé au Directeur de course à contrario de l'information erronée de la dépêche correspondante.

Ce stop a été essentiellement causé par la panne du groupe électrogène non relayé par son panneau solaire défectueux et donc des batteries complètement à plat. Leur recharge a nécessité toute une nuit pour atteindre Bahia en sécurité (lumières obligatoires).

Mais, quand il arrivera enfin nous lui témoignerons tous notre joie !

Jacques & Régis

 

30.10.2009

Ultime escale technique à Recife avant Bahia

C'est contre toute attente que Maxence - joint au téléphone et qui va bien - a du se résoudre à faire une troisième escale, cette fois, dans la ville côtière de Recife située au Nord-Est de Bahia pour recharger ses batteries totalement à plat et réparer son groupe électrogène tombé en panne.

Malheureusement à cause de ce troisième arrêt forcé, Maxence ne pourra pas être classé dans les temps mais il tient - quoi qu'il en soit - à aller jusqu'au bout et compte bien repartir le plus tôt possible, vraisemblablement demain matin, pour achever sa course.

Désormais, il ne lui reste plus que 371,94 milles exactement à parcourir avant de franchir la ligne d'arrivée.

Maxence vous fait savoir qu'il a hâte de vous raconter sa course qui s'est transformée au fil des avaries en formidable aventure humaine !

Tous ceux qui te soutiennent mon frère saluent une fois encore ton courage et ta détermination et te poussent dans ta dernière ligne droite jusqu'à Bahia où nous avons rendez-vous !

Pour suivre directement son évolution de course sur cartographie :

http://tracking.transat650.org/carte/etape-2.html

Régis

26.10.2009

Maxence a franchi la ligne imaginaire de l'équateur !

Alors qu'il reste à Maxence, sur Matmut 132, près de 950 milles à parcourir avant de rallier Bahia au Brésil, il vient de passer " la ligne ", comme ce parallèle est aussi dénommé.

L'équateur est donc un parallèle, une ligne imaginaire tracée autour d'une planète, à mi-chemin des pôles. Il marque la séparation entre l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud. Sa latitude est zéro degré par définition. Il s'agit également d'un grand cercle, le seul parallèle qui soit dans ce cas. La longueur de l'équateur terrestre est d'environ 40 075 kilomètres.

Je rappelle que Maxence doit absolument franchir la ligne d’arrivée au plus tard le 31 octobre à 11h18 heures françaises pour être classé dans les temps. Ce qui est tout à fait réalisable s'il maintient au minimum 6,6 nœuds de vitesse moyenne pendant les 6 jours restants.

Au vu des ses 6 nœuds de vitesse moyenne sur les dernières 24 heures, c'est plutôt bien parti !

Mais, le plus dur reste encore à faire, il nous faut donc l'encourager lui et ses compagnons d'infortune pour que l'aventure se termine à temps pour tous !

N'hésitons pas à lui renouveler nos encouragements par nos nombreux commentaires sur ce blog !

Régis

22.10.2009

Le compte à rebours a commencé pour Maxence

Depuis l'arrivée ce matin à 11h18 de Thomas RUYANT à Salvador de Bahia au Brésil, sur son proto Faber France 667, vainqueur de la 17ème édition de la Charente-Maritime / Bahia Transat 6.50 - que je félicite - Maxence qui lui est encore et toujours en course, sur son proto Matmut 132, dispose désormais conformément à l'avis de course de 10 jours exactement et seulement pour arriver classé dans les temps, et ce, alors même qu'il lui restait à 17h pas moins de 1 341 milles à parcourir avant de franchir à son tour la ligne d’arrivée.

C'est dire si la tâche à accomplir est immense à la hauteur du marin qu'est devenu Maxence. A cœur vaillant rien d'impossible comme dit le proverbe !

Dans tous les cas, nous avons d'ores et déjà tous la conscience que Maxence réalise et réalisera un exploit hors du commun en terminant sa course quel que soit le temps au bout.

Tous ceux qui te soutiennent mon frère saluent ton courage et ta détermination et te poussent jusqu'à Bahia !

Pour suivre directement son évolution de course sur cartographie :

http://tracking.transat650.org/carte/etape-2.html

Régis

19.10.2009

La pétole

D'après le bulletin météo lu aux skippers lors du traditionnel rendez-vous quotidien par radio grandes ondes, la ZCIT (Zone de Convergence Intertropicale) aujourd'hui devient moins épaisse et se limite globalement au Nord du 7ème parallèle.

C'est peut-être une des raisons pour laquelle, alors que Maxence doit encore affronter le gros des turbulences de ce Pot au Noir extrême, sa vitesse moyenne ne dépasse pas les 2,82 nœuds sur les dernières 24 heures...

Il est actuellement 32ème dans sa catégorie.

Régis

17.10.2009

Le Pot au Noir bientôt à l'horizon...

650-650-091016092650-sany0121.jpgMaxence sur Matmut 132 se rapproche actuellement de la fameuse Zone de Convergence Intertropicale dénommée Pot au Noir par les navigateurs. C'est un lieu météorologique extrêmement variable tant dans son extension Est-Ouest que dans sa largeur Nord-Sud. Cette bande située entre le 8° et le 3° Nord se caractérise par son alternance de calmes et de grains violents, par sa couverture nuageuse et son fort taux d’humidité.

En fait, ce phénomène météorologique n’est que la conséquence d’un affrontement entre alizés de l’hémisphère Nord et alizés de l’hémisphère Sud, les premiers soufflant du Nord-Est, les seconds du Sud-Est.

A 9h ce matin, il filait à 4 nœuds et pointait à la 32ème place dans sa catégorie.

Pour répondre à Philippe, que je salue ainsi que son équipe de l'Art Hôtel, Maxence que j'ai eu au téléphone depuis São Vicente, pendant sa seconde escale, va bien. Il est plus que jamais motivé à poursuivre sa course de son mieux pour aller jusqu'au bout !

Tous ceux qui te soutiennent mon frère t'encouragent et te souhaitent bon vent jusqu'à Bahia !

Régis

14.10.2009

C'est reparti pour Maxence !

Maxence qui a repris la course, à bord de Matmut 132, naviguait à 4,2 nœuds à 17h cet après-midi. Il se classe actuellement à la 31ème place dans sa catégorie.

Pour suivre directement son évolution de course sur cartographie :

http://tracking.transat650.org/carte/etape-2.html

Souhaitons que cette seconde escale technique soit la dernière pour Maxence dont nous attendons tous désormais des nouvelles depuis Bahia au Brésil !

Régis

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