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27.09.2008
Un article dans le HAVRE PRESSE !
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05.09.2008
Les péripéties du Matmut 132 !
Quelques jours de récupérations nécessaires et voilà le récit de ma deuxième étape :
Vous pouvez apercevoir les photos du départ d'Horta qui permettent de se rendre compte de la beauté de cet archipel qui gagne à être découvert. Une photo de groupe effectuée devant le Peter's bar, l'un des pub les plus connus au monde !
(à vous de me trouver sur la photo !)
Partis des Açores le jeudi 14 août après quelques jours de repos mis à profit pour conditionner le bateau au retour, je me vois priver de mon pilote principal dès le départ en raison d'un problème de jeu récurrent sur la barre qui m'oblige à passer sur le pilote de secours qui lui aussi connaîtra des problèmes et ne fonctionnera qu'au bout du 4ème jour de course...
Si globalement, le retour me concernant s'est mieux passé, tout au portant, et surtout plus rapide qu'à l'aller, 10 jours contre 14, la frustration sur le plan sportif est présente au regard de mon bon départ à Horta dans le petit temps où je coupe la ligne en troisième position devant la plupart des favoris... qui ne tarderont pas à me repasser car dotés de bateaux plus performants.
Au pointage du premier matin après avoir attaqué toute la nuit sous gennaker, puis spi médium puis grand spi puis spi médium et en préférant l'option prise par mon groupe à savoir de passer Graciosa sous le vent afin de raccourcir la route, je pointe moitié de classement et suis devant des garçons comme Pierre-Yves LAUTROU dit PYL (Altaïde Moovement Fra 543) ou encore Fabien SELLIER (Yemaya Fra 483). Autant vous dire que sans mes nombreux soucis, le classement à l'arrivée aurait pu être différent...
Mon jeu de barre a entraîné la fissure des longerons que j'ai du renforcer en réalisant un brêlage textile avec du vectran afin de réaliser une attèle pour que les fissures s'arrêtent. Pour éviter que celles-ci ne s'agrandissent, j'ai
du, la mort dans l'âme, appuyer sur le frein et diminuer les voiles afin d'avoir moins de pression dans les safrans et donc dans la barre. A ce souci, est venu s'ajouter une panne de vérin électrique pas facile à diagnostiquer, m'obligeant à barrer 21h sur 24h pendant 3 jours et où la seule solution pour se reposer est de faire le bouchon, c'est à dire d'arrêter tout simplement le bateau le laissant ainsi dériver avec le vent. A ce moment là, je suis définitivement décroché de la flotte et pointe loin derrière là où les copains sont sous spi et pilote en alignant les milles vers les Sables. Je tiens à vous préciser que je n'ai pas été le seul à souffrir de problèmes d'énergie ainsi que de pilote mais il est vrai que j'ai un peu tout cumulé.
Les plus belles images du retour sont sans doute celles vécues lors du coup de vent subi au portant avec une magnifique houle de 6 m où les surfs étaient très impressionnants, à tel point qu'il fallait parfois réduire afin d'éviter d'aller trop vite !
Ensuite à l'approche des Sables, à environ 100 nautiques de l'arrivée, ma fixation basse de safran babord décroche et entraîne par là-même la casse de la fixation haute et je dois donc retirer le safran qui se met en travers de la route. C'est alors sur un seul safran que je fini la course et éprouve des difficulté lorsque je suis sur le bord tribord car le gîte entraîne rapidement le décrochage du safran et le bateau se met alors face au vent...
Je serai accompagné durant les 30 derniers milles par un véritable troupeau de globicéphale qui n'ont eu de cesse de tourner autour de mon bateau ce qui m'a quelque peu inquiété quant à mon dernier safran. Pour info le dauphin globicéphale peut atteindre une longueur de plus de 8 m, c'est l'un des plus grands cétacés à dents. Il est de la taille d’un orque mais n’est pas un prédateur aussi actif.
A l'arrivée, le bonheur fut total : vers 1h00 du matin dans la nuit de dimanche à lundi, ce sont pas moins de 3 zodiacs et plusieurs embarcations qui viennent me féliciter à quelques encablures de la ligne en scandant mon prénom à grand renfort de corne de brume et de klaxons. J'ai le plaisir d'accueillir à mon bord mon amie pour la longue remontée du chenal des Sables dans un vacarme assourdissant, nous avons du réveiller tous les Sables ! Non loin de l'entrée du port, une autre surprise m'attend, tous les concurents qui se raffraichissent en terrasse me font une superbe Hola que je leur rends tout en les applaudissant. Environ 30 personnes sont là pour m'accueillir au ponton et me font une arrivée digne d'un vainqueur du Vendée Globe en m'offrant une bouteille de champagne tout en s'occupant de m'attacher le bateau et de le ranger : bref, un grand moment dans une vie de marin !
Pour conclure, j'avoue que je suis fier et heureux parce qu'il a fallu aller au bout de soi tant mentalement que physiquement pour boucler cette 2ème édition des Sables/les Açores, que l'expérience engrangée est énorme, que cela a permit de mettre en exergue l'ensemble des points à revoir cet hiver sur le bateau afin de me donner toutes les chances de concourir une transat dans les meilleures conditions.
Je remercie l'ensemble des partenaires pour leur aide et leur soutien tout au long de cette saison en leur donnant, comme à vous tous, d'ores et déjà rendez-vous pour la prochaine course avec en point de mire la transat 6.50 2009 !
Merci également à tous ceux qui me suivent de près ou de loin.
Le bateau, actuellement aux Sables, devrait être au Havre d'ici peu afin de rentrer rapidement en hivernage.
Je vous laisse en compagnie de 2 vidéos. D'autres vidéos et photos devraient suivre d'ici peu.
A tout !
Maxence
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