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13.05.2007

Select 6.50 2007 : retour sur la 7 ème édition

Bonjour à tous,medium_depart.jpg

A première course, premières galères et premières joies !

Retour sur ma première régate de la saison : la select 6.50 et ses 300 milles en solitaire.

Départ en baie de la Baule samedi 5 mai avec un flux de nord établis entre 9 et 11 nœuds avec un grand soleil. Procédure en 8 minutes (solo oblige !), environ 70 bateaux, la concentration sur mon départ est de rigueur. Cela me réussit car je suis pointé environ 20 ème à la bouée de dégagement et un peu près à la même place à la porte située dans la baie avant d’entamer les longs bords de près jusqu’au plateau des Birvideaux et Belle île.

Là, j’assiste impuissant au retour de l’ensemble de la flotte et perd toutes les places acquises. Le bateau a un déficit de vitesse au près, fait déjà rencontré la saison passée et qui devait être résolu pour cette course mais la nouvelle voile est arrivée trop tard pour que je puisse avec elle m’aligner au départ. Alors, la vétusté de la voile qui a plusieurs années et les clés de compréhension qu’il convient encore de trouver sur mon bateau à cette allure font que j’ai du allumer sous grand spi (90 m2) toute la nuit et une bonne partie de la journée jusqu’à ce que… la sous-barbe de mon bout dehors ne rompe et fasse sustenter ce dernier, ce qui a eu pour effet de casser la fourche permettant de le faire pivoter. Nous sommes au deuxième jour de course et je vous raconte pas mon amertume, le bateau est frustré car ses ailes ne peuvent plus se déployer. Du coup, je dois me contenter de mon solent.

Je vis maintenant la course depuis l’arrière mais je me bats au maximum afin de faire avancer le bateau et terminer dans les temps. La seule compensation du jour est d’apercevoir un dauphin au large de l’île d’Yeu. La suite est encore plus difficile, puisque dans la nuit de dimanche à lundi, après avoir passé la marque d’eau saine devant Port Bourgenay et en se dirigeant maintenant vers l’île de Groix, le vent se lève et atteint 7 beaufort toute la journée de lundi avec une mer très houleuse et des vagues atteignant 4m. Le bateau souffre et une poulie de bastaques se rompt sous tension. Sur le moment, j’ai bien cru que j’allais perdre mon mât, c’eut été un bien triste cadeau d’anniversaire. J’ai du me battre pendant plusieurs heures pour mettre en place un système de poulie satisfaisant et ai pris un troisième ris pour soulager le mât. Toute la journée fut une longue lithanie d’abandons : 18 en tout jusqu’à la fin de la course mais ce ne sera pas pour moi et je décide de mettre tout en œuvre pour finir.

Et pourtant devant Belle-Ile, mon solent rend l’âme et explose en plusieurs morceaux, c’est donc sous trinquette que je décide de finir les 90 derniers milles qui me séparent de la ligne d’arrivée. Je passe Groix au petit matin dans une mer difficile mais à la faveur d’un front froid qui dégage pour un moment l’atmosphère humide et laisse apparaître le soleil, c’est magnifique. Toute la journée se fait au portant deux ris GV et trinquette et je me souviens que Vincent Riou, dernier vainqueur en date du Vendée Globe, disait lors d’une vacation radio que c’est la meilleure configuration de voilure pour surfer lorsque les conditions se présentent ! Je confirme qu’en Mini, c’est pareil et là mon bateau aime cela et moi j’adore !

C’est à 18h37, que je coupe la ligne d’arrivée en baie de Pornichet mardi 9 mai, fourbu mais heureux d’être allé jusqu’au bout malgré les difficultés persistantes mais le marin a tenu bon et a ramené son bateau à bon port. Je suis content de ma gestion du sommeil, à priori, je ne suis pas un gros dormeur et trouve dans la navigation en solitaire beaucoup de plaisir.

La suite de la semaine est consacrée à la remise en état du bateau avant de partir en terres celtiques pour ma boucle de 1000 milles en solo entre l’Irlande et la Rochelle… L’aventure continue !

 A bientôt pour des nouvelles.

 Maxence